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Étude de cas : décès du conjoint — le rôle vital de l'assurance solde restant dû

Témoignage émouvant : comment l'assurance solde restant dû a protégé la maison familiale après le décès d'un conjoint en Belgique. Cas réel et conseils.

Étude de cas : décès du conjoint — le rôle vital de l'assurance solde restant dû

Étude de cas : décès du conjoint — le rôle vital de l'assurance solde restant dû

Il y a des sujets dont personne n'a envie de parler. Le décès d'un conjoint, c'est évidemment l'un d'eux. Et pourtant, ne pas y penser, ne pas s'y préparer, ça peut transformer un drame humain en catastrophe financière. C'est l'histoire que nous allons vous raconter aujourd'hui — celle de Sophie, 38 ans, deux enfants, qui a perdu son mari Thomas dans un accident de la route en novembre 2024.

Une histoire douloureuse. Mais une histoire qui montre aussi comment une assurance solde restant dû bien souscrite a littéralement sauvé le toit familial.


Avant le drame : une famille belge comme tant d'autres

Sophie et Thomas vivaient à Wavre, en Brabant wallon. Un couple de trentenaires avec deux enfants de 6 et 9 ans. Thomas travaillait comme technicien dans une entreprise de télécommunications. Sophie était employée à mi-temps dans une administration communale.

En 2019, ils avaient acheté leur maison — un bien de 320 000 euros financé par un prêt hypothécaire de 280 000 euros sur 25 ans auprès de leur banque.

Le prêt hypothécaire : les chiffres

Détail du prêtMontant
Prix d'achat de la maison320 000 €
Apport personnel40 000 €
Montant emprunté280 000 €
Durée25 ans
Taux fixe2,10%
MensualitéEnviron 1 200 €/mois
Solde restant dû (novembre 2024)Environ 248 000 €

Au moment de la signature chez le notaire, leur courtier avait insisté pour qu'ils souscrivent une assurance solde restant dû (SRD) couvrant chacun à 100%. Thomas était couvert pour la totalité du solde restant, tout comme Sophie.

"Au début, on trouvait que ça faisait beaucoup de frais en plus du prêt. La prime annuelle, c'était environ 420 euros pour Thomas et 290 euros pour moi. Mais notre courtier nous a dit : 'Ne lésinez pas là-dessus, c'est votre filet de sécurité.' Il avait tellement raison."

Le 14 novembre 2024 : quand tout bascule

Thomas revenait du travail un vendredi soir de novembre. Il pleuvait. Un camion a perdu le contrôle sur la E411, et Thomas n'a pas pu l'éviter. Il est décédé sur le coup. Il avait 39 ans.

Sophie s'est retrouvée seule, avec deux enfants en bas âge et un prêt hypothécaire de 248 000 euros encore à rembourser. Sans l'assurance solde restant dû, elle aurait dû continuer à payer les 1 200 euros mensuels avec un seul salaire à mi-temps d'environ 1 400 euros nets.

Autrement dit : impossible.

"Les premiers jours, je ne pensais évidemment pas à l'argent. Mais très vite, la réalité m'a rattrapée. Le prêt continuait à tourner. Les factures aussi. Et moi, j'étais seule avec les enfants. C'est ma belle-sœur qui m'a rappelé l'assurance solde restant dû."

L'activation de l'assurance solde restant dû : les étapes concrètes

Étape 1 : la déclaration de sinistre

Sophie a contacté son courtier en assurances dès la semaine suivant le décès. Il a immédiatement enclenché la procédure de déclaration de sinistre auprès de la compagnie d'assurance.

Les documents nécessaires :

  • Acte de décès délivré par la commune
  • Attestation de l'assureur du prêt hypothécaire indiquant le solde restant
  • Copie du contrat d'assurance SRD
  • Rapport de police (dans le cas d'un accident)
  • Certificat médical de décès

Étape 2 : l'analyse du dossier par l'assureur

L'assureur a analysé le dossier en 3 semaines. Il a vérifié que :

  • Le contrat était bien en cours et les primes payées
  • Le décès n'entrait dans aucune clause d'exclusion
  • Les informations médicales fournies à la souscription étaient correctes
  • Le montant assuré correspondait bien au solde restant

Étape 3 : le versement du capital

Six semaines après la déclaration, l'assureur a versé 248 000 euros directement à la banque, soldant intégralement le prêt hypothécaire de Sophie et Thomas.

"Le jour où ma banque m'a appelée pour me dire que le prêt était soldé, j'ai pleuré. De soulagement, cette fois. Ma maison était à moi. Les enfants garderaient leur chambre, leur jardin, leur école. C'est le plus beau cadeau que Thomas m'a fait sans le savoir."

Étape 4 : les formalités complémentaires

Après le remboursement du prêt, Sophie a dû :

  • Faire radier l'hypothèque auprès du notaire (coût : environ 800 euros)
  • Mettre à jour l'assurance habitation après décès du conjoint — un point souvent oublié mais essentiel pour adapter les couvertures à la nouvelle situation familiale
  • Informer la banque de la clôture du compte de prêt

Ce qui se serait passé SANS assurance solde restant dû

Prenons un instant pour imaginer le scénario alternatif. Sans SRD, voici ce que Sophie aurait affronté :

SituationAvec SRDSans SRD
Solde du prêt à rembourser0 € (soldé par l'assureur)248 000 €
Mensualité à payer0 €1 200 €/mois
Revenu net de Sophie1 400 €/mois1 400 €/mois
Reste à vivre après le prêt1 400 €200 €/mois
Risque de perdre la maisonAucunTrès élevé

Avec 200 euros par mois pour nourrir deux enfants, payer les charges, l'énergie, les assurances et le quotidien, Sophie aurait presque certainement été contrainte de vendre la maison familiale. En plein deuil. Avec deux enfants déracinés.

C'est malheureusement le scénario que vivent des centaines de familles belges chaque année parce qu'elles n'avaient pas souscrit de SRD ou avaient choisi une couverture insuffisante.


Les erreurs courantes à éviter avec l'assurance solde restant dû

L'histoire de Sophie a bien fini, mais toutes ne se terminent pas aussi bien. Voici les erreurs que l'on voit régulièrement :

1. Couverture à 50% au lieu de 100%

Certains couples choisissent de couvrir chaque conjoint à 50% du solde pour économiser sur la prime. Résultat : au décès de l'un, il reste encore la moitié du prêt à rembourser. Avec un seul revenu, c'est souvent intenable.

Notre conseil : couvrez chaque emprunteur à 100% du solde restant. La différence de prime est souvent de quelques dizaines d'euros par mois.

2. Questionnaire médical bâclé

Si vous omettez ou minimisez des problèmes de santé dans le questionnaire médical, l'assureur peut refuser d'indemniser au moment du sinistre. Soyez toujours transparent, même si cela entraîne une surprime.

3. Oublier de mettre à jour le contrat

Vous refinancez votre prêt ? Vous empruntez un montant supplémentaire pour des travaux ? Votre SRD doit être adaptée. Sinon, vous risquez une sous-couverture au moment où vous en aurez le plus besoin.

4. Confondre SRD et assurance vie classique

L'assurance solde restant dû est spécifiquement liée à votre prêt hypothécaire. Son capital diminue au fur et à mesure que vous remboursez. Une assurance vie classique, elle, verse un capital fixe. Les deux sont complémentaires, pas interchangeables.

5. Ne pas comparer les offres

Les primes SRD varient considérablement d'un assureur à l'autre. Pour un même profil (âge, montant, durée, fumeur/non-fumeur), les écarts peuvent aller de 30 à 50%. Comparer, c'est économiser.


Le coût réel d'une assurance solde restant dû en Belgique

Pour vous donner une idée concrète, voici un tableau indicatif des primes annuelles pour un emprunt de 250 000 euros sur 25 ans :

ProfilNon-fumeurFumeur
Homme 30 ans300 - 450 €/an500 - 700 €/an
Femme 30 ans220 - 350 €/an380 - 550 €/an
Homme 40 ans500 - 750 €/an800 - 1 100 €/an
Femme 40 ans380 - 550 €/an600 - 850 €/an
Homme 50 ans900 - 1 300 €/an1 400 - 2 000 €/an
Femme 50 ans650 - 950 €/an1 000 - 1 500 €/an

Ces montants sont indicatifs et dépendent de l'assureur, de l'état de santé et des conditions du prêt. Mais rapportés au montant assuré (248 000 euros pour Sophie), la prime annuelle de Thomas (420 euros) représentait à peine 0,17% du capital protégé.


L'avantage fiscal de la SRD : la cerise sur le gâteau

En Belgique, les primes de l'assurance solde restant dû entrent dans le cadre de l'épargne à long terme et donnent droit à une réduction d'impôt de 30% (dans les limites du plafond fiscal).

Pour Thomas et Sophie, cela signifiait :

  • Prime SRD de Thomas : 420 €/an → réduction d'impôt de 126 €/an
  • Prime SRD de Sophie : 290 €/an → réduction d'impôt de 87 €/an

Le coût net réel de leur assurance était donc de 294 + 203 = 497 euros par an pour le couple. Soit environ 41 euros par mois pour protéger un bien de 320 000 euros. Autant dire : une évidence.


Les conseils de Sophie pour les familles belges

Deux ans après le drame, Sophie a accepté de partager son expérience pour aider d'autres familles. Voici ses conseils, dans ses mots :

"Premièrement : ne lésinez JAMAIS sur l'assurance solde restant dû. Couvrez-vous à 100%, les deux. Deuxièmement : choisissez un bon courtier qui vous explique tout clairement. Troisièmement : gardez vos documents d'assurance dans un endroit accessible. Quand le malheur frappe, vous n'avez pas la tête à chercher des papiers."

Et elle ajoute :

"Mon plus grand regret ? Ne pas avoir aussi souscrit une assurance décès complémentaire. La SRD a sauvé la maison, mais les premiers mois sans le revenu de Thomas ont été très difficiles financièrement. Une assurance décès avec un capital de 50 000 ou 100 000 euros nous aurait donné un coussin de sécurité précieux."

En résumé : pourquoi la SRD n'est pas une option, c'est une nécessité

L'histoire de Sophie et Thomas illustre de manière poignante pourquoi l'assurance solde restant dû est bien plus qu'une formalité administrative lors de l'achat d'un bien immobilier. C'est un filet de sécurité vital pour votre famille.

Les points essentiels à retenir :

  • Couvrez chaque emprunteur à 100% du solde restant
  • Soyez transparent dans le questionnaire médical
  • Comparez les offres : les écarts de primes sont énormes
  • Profitez de l'avantage fiscal (réduction d'impôt de 30%)
  • Mettez à jour votre contrat en cas de refinancement ou de travaux
  • Complétez la SRD par une assurance décès pour couvrir les frais courants

Vous êtes en train d'acheter un bien ? Vous avez un prêt en cours sans SRD ou avec une couverture insuffisante ? N'attendez pas. Contactez votre courtier aujourd'hui. Parce que personne ne devrait perdre sa maison en plus de perdre l'être aimé.


Le mot de la rédaction : cet article est basé sur un cas réel, avec l'accord de la personne concernée. Les prénoms ont été modifiés pour respecter la vie privée. Si vous traversez une situation similaire, n'hésitez pas à contacter votre courtier ou un service d'aide aux familles endeuillées.

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